La loi égyptienne du travail n° 14 de 2025 adopte une position ferme contre les abus en milieu de travail. L'article 17 interdit expressément aux employeurs de contraindre les travailleurs à travailler sous la contrainte ou au titre du travail forcé. Il prohibe également le harcèlement, l'intimidation et toute forme de violence verbale, physique ou psychologique à l'encontre des salariés.
La loi impose à chaque entreprise de faire figurer ces interdictions dans son règlement intérieur et dans son règlement disciplinaire (laihat tanzim al-amal wal-jaza'at). Cela signifie que votre employeur est légalement tenu de disposer de politiques écrites définissant ce qui constitue du harcèlement ou de l'intimidation et précisant les sanctions disciplinaires applicables aux auteurs — non seulement pour les autres salariés, mais également, le cas échéant, pour les cadres et les responsables hiérarchiques.
Si vous êtes victime de harcèlement ou de travail forcé, plusieurs voies s'offrent à vous. Vous pouvez déposer une plainte formelle en interne par le biais des procédures disciplinaires de votre employeur. Si cela ne permet pas de résoudre le problème, vous pouvez saisir le ministère du Travail ou introduire une action devant les juridictions du travail. Comme indiqué à l'article 20, les actions intentées par les travailleurs au titre de cette loi sont exonérées des frais de justice, réduisant ainsi les obstacles à l'accès à la protection juridique.
Conseil pratique : Consignez par écrit tout incident de harcèlement ou d'intimidation dès qu'il survient, en indiquant les dates, heures, témoins et la nature des faits. Ces éléments de preuve seront déterminants si vous devez engager une plainte formelle ou une procédure judiciaire.
Information juridique générale, pas conseil juridique. Pour un conseil adapté à votre situation, consultez un avocat inscrit au barreau en Égypte.