La loi égyptienne du travail n° 14 de 2025 comporte des dispositions rigoureuses interdisant tant le harcèlement que la discrimination sur le lieu de travail. L'article 17 interdit expressément le travail forcé ou obligatoire, ainsi que toute forme de harcèlement, d'intimidation ou de violence verbale, physique ou psychologique à l'encontre des travailleurs. Les sanctions disciplinaires applicables en cas de manquement à ces interdictions doivent être précisées dans le règlement intérieur et la politique disciplinaire de l'entreprise.
L'article 18 va plus loin en prohibant tout acte, comportement ou procédure engendrant une discrimination ou un traitement différencié en matière de formation, d'offres d'emploi, de recrutement, de conditions de travail, ou de droits et obligations découlant d'un contrat de travail. Les motifs de protection comprennent la religion, les convictions, le sexe, l'origine, la race, la couleur, la langue, le handicap, la classe sociale, l'opinion politique et l'appartenance syndicale — faisant de cette disposition l'une des plus larges en matière de lutte contre la discrimination.
En tant qu'expatrié, si vous êtes victime de harcèlement ou de discrimination au travail, vous devez dans un premier temps documenter soigneusement les faits et les signaler par la voie du mécanisme interne de traitement des plaintes mis en place par votre employeur. Si le problème n'est pas résolu en interne, vous pouvez déposer une plainte auprès du ministère du Travail ou introduire une action devant les juridictions du travail spécialisées nouvellement créées. Il convient de souligner que les travailleurs introduisant une demande au titre de cette loi sont exemptés de l'ensemble des frais de justice en vertu de l'article 20, ce qui supprime un obstacle financier majeur à l'accès à la justice.
Information juridique générale, pas conseil juridique. Pour un conseil adapté à votre situation, consultez un avocat inscrit au barreau en Égypte.