Oui. La loi prévoit que tout travailleur qu'elle régit a droit à une augmentation périodique annuelle, à son échéance, d'un montant ne pouvant être inférieur à 3 % du salaire cotisable (art. 12).
Quand cette augmentation est-elle exigible ?
- Après une année complète à compter de la date d'embauche ; ou
- Après une année à compter de la date d'échéance de la précédente augmentation périodique (art. 12).
Le « salaire cotisable » s'entend ici de l'assiette de cotisation définie par la loi n° 148 de 2019 relative à l'assurance sociale et aux pensions (art. 1).
Existe-t-il une exception ? Une seule : si l'établissement se trouve dans une situation économique rendant impossible le versement de l'augmentation, l'affaire doit être renvoyée devant le Conseil national des salaires pour qu'il statue sur une éventuelle réduction ou dispense, dans un délai de trente jours à compter du renvoi (art. 12). En d'autres termes, l'employeur ne peut supprimer l'augmentation de sa propre initiative ; la décision appartient exclusivement au Conseil national des salaires.
Information juridique générale, pas conseil juridique. Pour un conseil adapté à votre situation, consultez un avocat inscrit au barreau en Égypte.