Aux termes de l'article 17 du Code civil égyptien, la succession, les testaments et toutes les dispositions prenant effet au décès sont régis par la loi nationale du défunt au moment du décès. Cela signifie que si vous êtes un ressortissant étranger résidant en Égypte, la loi successorale de votre pays d'origine s'appliquera en principe à la dévolution de votre succession — et non la loi égyptienne.
Il s'agit d'une protection importante pour les expatriés, car elle implique que les règles de votre pays d'origine concernant les héritiers, les réserves héréditaires et la liquidation de la succession devraient être respectées par les juridictions égyptiennes. Il existe cependant une exception notable : les biens immobiliers situés en Égypte demeurent soumis à la loi égyptienne en tant que lex situs (en vertu de l'article 18), quelle que soit votre nationalité.
S'agissant de la forme du testament, l'article 17 offre également une certaine souplesse — un testament peut être valide s'il satisfait aux exigences de la loi du pays dans lequel il a été rédigé, de la loi nationale du testateur ou de la loi de son domicile. À titre de mesure pratique, les expatriés en Égypte devraient rédiger un testament qui satisfasse clairement aux exigences de leur pays d'origine ainsi qu'aux conditions de forme prévues par le droit égyptien, notamment s'ils possèdent des biens immobiliers en Égypte. Il est vivement conseillé de consulter à la fois un avocat égyptien et un avocat dans votre pays d'origine.
Information juridique générale, pas conseil juridique. Pour un conseil adapté à votre situation, consultez un avocat inscrit au barreau en Égypte.