Le Code civil égyptien applique des règles distinctes selon les différents aspects du mariage. En vertu de l'article 12, les conditions de fond relatives à la validité du mariage (telles que l'âge minimum, les degrés de parenté prohibés et les conditions de consentement) sont chacune régies par la loi nationale de l'époux concerné. Les autorités égyptiennes peuvent ainsi vérifier que chacun des époux satisfaisait aux exigences de son propre pays d'origine.
Pour ce qui est des effets du mariage — notamment les droits et obligations pécuniaires entre époux — l'article 13 prévoit que la loi de la nationalité du mari au moment du mariage s'applique. Cette même loi régit également les procédures de divorce en cas de dissolution du mariage.
L'article 14 pose une règle impérative de portée dérogatoire : si l'un ou l'autre des époux possède la nationalité égyptienne au moment du mariage, le droit égyptien s'applique seul (à l'exception de la capacité à se marier). En pratique, si vous êtes tous deux ressortissants étrangers résidant en Égypte, il est conseillé de connaître à la fois les lois de vos pays d'origine et le droit égyptien de la famille, notamment en ce qui concerne les droits patrimoniaux et le divorce, ces règles pouvant interagir de manière complexe. Consultez un avocat maîtrisant les deux systèmes juridiques.
Information juridique générale, pas conseil juridique. Pour un conseil adapté à votre situation, consultez un avocat inscrit au barreau en Égypte.