En vertu de la loi égyptienne n° 91 de 2005 relative à l'impôt sur le revenu, vous êtes considéré comme résident fiscal égyptien si vous remplissez l'une des deux conditions énoncées à l'article 2. Premièrement, si vous disposez d'une résidence permanente en Égypte — c'est-à-dire d'un domicile stable que vous utilisez régulièrement — vous êtes traité comme résident à des fins fiscales. Deuxièmement, si vous résidez physiquement en Égypte pendant plus de 183 jours consécutifs au cours d'une année fiscale (qui court du 1er janvier au 31 décembre conformément à l'article 5), vous êtes également qualifié de résident fiscal.
Cette distinction revêt une importance considérable. En tant que résident, vous êtes imposé sur votre revenu net total de toutes sources égyptiennes en vertu de l'article 6, et vous bénéficiez d'une exonération personnelle ainsi que des tranches d'imposition progressives. En tant que non-résident, vous êtes uniquement imposé sur les revenus de source égyptienne, mais à un taux forfaitaire sans exonération personnelle (voir l'article 11). Si vous effectuez une mission de courte durée ou un séjour temporaire, il est essentiel de comptabiliser soigneusement vos jours de présence en Égypte afin de déterminer vos obligations fiscales.
Concrètement, si vous vous installez en Égypte à long terme, partez du principe que vous acquerrez la qualité de résident fiscal après 183 jours et planifiez en conséquence. Il est conseillé de consulter un conseiller fiscal local pour évaluer votre situation particulière, notamment si vous percevez des revenus de plusieurs pays, car l'Égypte a conclu des conventions fiscales de double imposition susceptibles d'influer sur votre assujettissement.
Information juridique générale, pas conseil juridique. Pour un conseil adapté à votre situation, consultez un avocat inscrit au barreau en Égypte.