L'Égypte applique un système d'imposition sur le revenu progressif aux contribuables résidents, tel que défini à l'article 8 de la loi n° 91 de 2005 relative à l'impôt sur le revenu. Les tranches d'imposition sont les suivantes :
- Jusqu'à 5 000 EGP : Exonéré (il s'agit du seuil minimal en vertu de l'article 7)
- 5 001 – 20 000 EGP : 10 %
- 20 001 – 40 000 EGP : 15 %
- Au-delà de 40 000 EGP : 20 %
Outre le seuil d'exonération de 5 000 EGP, les contribuables résidents peuvent également déduire une exonération personnelle annuelle de 4 000 EGP ainsi que les cotisations de sécurité sociale en vertu de l'article 13, ce qui réduit davantage le revenu imposable avant application de ces taux.
Il est important de noter que les expatriés non-résidents bénéficient d'un traitement différent. En vertu de l'article 11, les non-résidents percevant des rémunérations au titre de services rendus en Égypte sont imposés à un taux forfaitaire sur le montant brut versé, sans accès à l'exonération personnelle ni aux tranches progressives. Si vous êtes un expatrié résident percevant un salaire en Égypte, votre employeur est tenu de prélever l'impôt à la source en vertu de l'article 14 et de le reverser à l'administration fiscale, de sorte que vous n'ayez pas nécessairement à effectuer de paiement séparé — mais il convient de le vérifier auprès du service de paie de votre employeur.
Information juridique générale, pas conseil juridique. Pour un conseil adapté à votre situation, consultez un avocat inscrit au barreau en Égypte.