La loi égyptienne sur la protection des données personnelles soumet le transfert de données personnelles hors du territoire national à des conditions strictes. L'article 14 interdit le transfert de données personnelles vers un pays étranger à moins que ce pays n'assure un niveau de protection des données au moins équivalent à celui garanti par la loi égyptienne. Il s'agit d'une garantie substantielle visant à empêcher l'envoi de vos données vers des juridictions aux normes de confidentialité moins exigeantes.
L'article 15 prévoit une exception limitée : les transferts vers des pays ne disposant pas d'une protection adéquate peuvent néanmoins être autorisés dans des circonstances spécifiques, notamment lorsqu'ils sont nécessaires à la sauvegarde de vos intérêts vitaux ou lorsque vous avez expressément consenti en connaissance des risques. L'article 16 ajoute que la mise à disposition de données à un responsable du traitement ou à un sous-traitant établi hors d'Égypte requiert également une autorisation délivrée par le Centre de protection des données personnelles.
Conseil pratique : Si vous utilisez des services en nuage, des plateformes internationales ou travaillez pour des employeurs multinationaux en Égypte, renseignez-vous sur le lieu de stockage ou de traitement de vos données et sur les garanties mises en place. En tant qu'expatrié, vous êtes peut-être déjà familier avec les protections offertes par le RGPD — le cadre égyptien s'inscrit dans une philosophie comparable. Si une entreprise ne peut pas expliquer ses pratiques en matière de transferts transfrontaliers de données, demandez-lui sa politique de confidentialité par écrit avant de communiquer vos informations personnelles.
Information juridique générale, pas conseil juridique. Pour un conseil adapté à votre situation, consultez un avocat inscrit au barreau en Égypte.